Juge-president

Définition et enjeux

Portrait de Édouard Portalis Édouard Portalis Guet-apens judiciaire, mémoire d'un condamné par défaut… (1896)

Le président solide croit que son devoir est d'assurer quand même la victoire du ministère public. Ce président-là n'est pas un juge, ce n'est même pas un accusateur, c'est l'exécuteur. Il n'interroge pas l'accusé, il n'attend pas qu'il lui réponde, il lui dit : « Vous avez fait ceci, vous avez fait cela. » Avec le président solide, tous les efforts que fera l'accusé pour repousser une accusation odieuse tourneront contre lui.
Source : Gallica

Adolphe Lair Des Hautes cours politiques en France et à l'étranger et de la mise en accusation du président de la République et des ministres… (1889)

Ayant repoussé le système des deux Chambres, l'assemblée constituante confie le jugement des prévarications des fonctionnaires et des crimes d'Etat à une haute Cour. Cette haute juridiction n'est autre chose que la mise en oeuvre de la souveraineté nationale ; c'est la nation seule qui peut accuser par l'intermédiaire de ses représentants; c'est elle encore qui juge par l'organe des jurés qu'elle a élus. A peine organisée la haute Cour tend, sous l'assemblée législative, à devenir l'instrument des passions populaires et des vengeances politiques.
Source : Gallica

Michel Colombier Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1881)

Ce pouvoir discrétionnaire est facultatif en ce sens que le président des assises n'en use que lorsqu'il le juge à propos. La Cour de cassation a nettement posé la règle : « Le pouvoir donné au président, dit-elle, s'exerce sans contrôle ni partage; le ministère public ni l'accusé n'ont à cet égard aucun droit de réquisition, et dans les décisions que prend le président en vertu de ce pouvoir, il n'a aucun compte à rendre à qui que ce soit. »
Source : Gallica

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