Résumé

Jean Sarrazin Histoire de la guerre de la Restauration… (1816)

Napoléon, qui connaît à fond le cœur humain, ne fut jamais notre dupe ; quand il entendait la populace crier: vive l'empereur! il la foudroyait de ses regards, ou lui tournait le dos avec dédain. L'approche des alliés l'avait décidé à quitter Paris ; il partit de la Malmaison le 29 juin. Avant son départ, il eût l'impudence d'écrire à l'armée, aux débris de cette armée dont il venait de faire égorger l'élite quelques jours auparavant.
Source : Gallica

Jean Sarrazin Histoire de la guerre de la Restauration… (1816)

La conquête de Ciudad-Rodrigo et de Badajoz , et la victoire de Salamanque , suivie de l'évacuation de l'Andalousie, furent le prélude de la campagne de Russie , qui fit périr l'élite de l'armée française. Il était pénible pour le cœur paternel de Louis qu'on ne pût faire rentrer ses sujets dans le devoir qu'en dispersant nos armées, car dans le
cours de ses malheurs , il fut souvent fier de nos victoires, qui augmentaient ses regrets de ne pouvoir pas répandre les bienfaits de son génie sur ces légions de braves qui méritaient radmiration de l'Europe.
Source : Gallica

Jean Sarrazin Histoire de la guerre de la Restauration… (1816)

Le même jour, le quartier-général du prince de Schwartzemberg fut établi à Vitry. L'empereur de Russie et le roi de Prusse étaient à la tête de l'armée alliée. L'empereur d'Autriche, pour sauver les apparences, était resté dans les environs d'Arcis, avec un corps de troupes aux ordres du général Duca. Il semblait honteux de paraître consentir, pour quelques milliers de guinées, à détrôner une fille qu'il avait tant de raisons d'aimer, et son
rendre à qui il paraissait avoir les plus grandes obligations.
Source : Gallica

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