François-René de Chateaubriand

François-René de Chateaubriand

Résumé

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Chateaubriand illustré : mélanges (1835-1850)

Nous montâmes au palais de Connar ; mais le chef est triste malgré sa victoire; son sein oppressé soulève son armure comme la vague qui renferme la tempête, son œil éteint ne lance plus son regard brillant à travers la salle des fêtes. Personne n'ose demander au héros pourquoi il est triste, car absente est l'étoile de la nuit, la fille de Connar, la charmante Niala. Fingal voyait la douleur du chef, et cachait la sienne sous le panache de son casque. « Carrill, dit-il à voix basse, qu'as-lu fait de tes chants?
« viens avec ta harpe soulager l'âme du roi. »
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Chateaubriand illustré : mélanges (1852)

« Madame, je vous recommande ma fille; puisque mon « mari est mort, je veux mourir. » Tout à coup, échappant aux bras qui la retiennent, elle rentre dans la chambre de deuil, renverse tout sur son passage, arrive au bord de la couche, pousse un cri, et se jette échevelée sur le corps de son mari : monseigneur le duc de Berry venait d'expirer ! On présente en vain à la bouche du prince le verre qui couvrait la tabatière du roi, la vapeur de la vie ne parut point sur le verre, le souffle que l'on cherchait était retourné à Dieu.
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Chateaubriand illustré : mélanges (1835-1850)

La mollesse de la vie contrastait avec l'âpreté des doctrines : la monarchie tournait à la république, parce que la licence des mœurs amenait l'indépendance des opinions. La France fut enfin jetée par la révolution dans un abîme où elle a vécu trente ans. Elle eût été dévorée dans cette fosse aux lions, si elle ne se fût cachée derrière la vertu de quelques justes issus du sang des rois.
Nous ne doutons point que nous n'ayons été rachetés par le mérite des enfants de saint Louis : quand le sang des Bourbons a cessé de couler pour notre gloire, il a coulé pour notre salut.
Source : Gallica

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