Résumé

Adolphe Lanne Le Mystère de Quiberon

C’est par l’effet de causes analogues, que le concours de la Vendée et des autres provinces a manqué. Ce concours était bien réellement assuré. « J’ai, dans ce temps-là, — affirme Vauban, — tenu et lu les lettres des généraux Charette, Stofflet, Scépeaux et Frotté, enfin de tous les chefs royalistes. L’espérance renaissait dans leur âme ; tous remerciaient M. le comte de Puisaye ; tous convenaient des moyens de se soutenir puissamment ; tous enfin concevaient des espérances au delà de celles qu’ils avaient jamais pu avoir. »
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Adolphe Lanne Le Mystère de Quiberon

L’évêque de Dol était mort ; d’Hervilly était mort et sa confession testamentaire supprimée ; le secret des intrigues de M. de Provence et de son agence de Paris était insoupçonné du public et personne n’aurait la maladresse de le dénoncer. Puisaye, dévoré du désir de rentrer en grâce auprès du prétendant qu’il avait combattu, pouvait donc croire avoir beau jeu à lui offrir, comme gage de repentir et de soumission sans retour possible, cet énorme, mais utile mensonge, qui tendait à effacer jusqu’à la trace d’une contestation ou d’une hésitation passagère sur son droit au titre royal.
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Adolphe Lanne Le Mystère de Quiberon

Vous pouvez compter, Monsieur, sur les récompenses de votre Roi et du mien, aussi sur les officiers royalistes et les troupes qui sont sous vos ordres, aussi bien que sur les habitants, si vous les décidez à se soumettre à l’autorité royale. J’ai à bord deux commissaires français, qui sont munis des ordres du général de l’armée royaliste, à l’effet de traiter avec moi en tout ce qui concerne votre île et qui touche à vos intérêts d’une manière spéciale, et je dois vous dire que le commandant en chef des forces de la marine fera la ratification de tout ce qui est conforme à nos désirs.
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