Jean Chouan

Définition et enjeux

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo La Légende des siècles

On craint d'être tué, d'être fait prisonnier !
Et Jean Chouan marchait à pas lents, le dernier,
Se retournant parfois et faisant sa prière.
Tout à coup on entend un cri dans la clairière,
Une femme parmi les balles apparaît.
Toute la bande était déjà dans la forêt,
Jean Chouan seul restait ; il s'arrête, il regarde ;
C'est une femme grosse, elle s'enfuit, hagarde
Et pâle, déchirant ses pieds nus aux buissons ;
Elle est seule ; elle crie : À moi, les bons garçons !
Jean Chouan rêveur dit : C'est Jeanne-Madeleine.
Source : Wikisource

Portrait de Jean Drault Jean Drault Jean Cottereau, dit Jean Chouan (1927)

Jean Chouan se jette contre terre, colle son oreille au sol et s'écrie, ému :
Le tonnerre ? Non ! non ! C'est le canon ! Le canon de la Vendée. L'armée catholique arrive ! Vite, mes amis, demi-tour ! En marche sur Laval. C'est là que nous avons à faire désormais ! M. le prince de Talmont nous attend là !...
La grande guerre commence ! La marche des Vendéens sur Laval, c'est la marche sur Paris.
Les vingt chouans, enthousiastes, crient : « Vive le Roi ! »
Jean Chouan, grave et froid, et qui a encore son chapelet dans sa main, les calme et dit :
— Un moment !
Source : Gallica

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Quatrevingt-treize (1874)

Jean Chouan était déjà loin et à couvert du feu de l’ennemi ; mais il a entendu l’appel de sa sœur ; il revient à la haie, écarte les broussailles, parvient à faire passer la malheureuse femme à travers une haie, mais elle n’était pas hors de péril, il gravit un monticule pour s’offrir au feu de l’ennemi, et donner à sa belle-sœur le temps de se sauver. Tous les coups se dirigent sur lui, il ne tarde pas à être atteint d’une balle, il est blessé grièvement, il surmonte sa douleur, recueille ses forces
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature