Résumé

Portrait de Jules Verne Jules Verne,  Musée des Familles

“ Cependant, lorsque Marie s’écria qu’elle était seule au monde, Kernan sentit une grosse larme couler le long de sa joue, son cœur saigna, et il ne put s’empêcher de dire :
— Ma nièce Marie, ton oncle est encore près de toi.
— Kernan, mon bon Kernan, répondit la jeune fille en serrant la main du Breton.
— Tu auras toujours un ami pour t’aimer, reprit-il.
— Deux, s’écria Trégolan, auquel cette parole échappait malgré lui ; deux ! ma chère Marie, car je vous aime !
— Monsieur Henry ! dit Kernan.
— Pardonnez-moi, Marie ; pardonnez-moi, Kernan, mais ces paroles m’étouffaient ! non !
”
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Portrait de Jules Verne Jules Verne,  Musée des Familles

“ Le comte et Kernan jetèrent alors un coup d’œil vers la mer ; la baie de Guérande s’ouvrait devant eux au delà de l’immense échiquier des marais salants. À gauche, le clocher du bourg de Batz sortait des dunes jaunâtres ; plus loin, la flèche du Croisic, estompée par la brume, terminait cette langue de terre qui se perdait dans l’Océan ; à droite, à l’extrémité de la baie, les excellents yeux de Kernan purent distinguer encore le clocher de Piriac. Au delà, la mer étincelait sous le faisceau des rayons lunaires et se confondait dans un même éclat avec la ligne du ciel. ”
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Portrait de Jules Verne Jules Verne,  Musée des Familles

“ Savez-vous que c’était dur de mourir sans confession !
— Oui, répondit le comte.
— Pour moi, reprit le Breton avec une conviction profonde, c’eût été la pire des douleurs ; l’enfant nouveau-né peut attendre son baptême, et chacun a le droit de remplacer le prêtre auprès d’un berceau ; les jeunes gens peuvent remettre le mariage à des temps plus heureux ! Mais mourir sans un confesseur à son chevet, il y a de quoi désespérer !
— Tu as raison, mon pauvre Kernan.
”
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