Samuel-Henry Berthoud

Résumé

Samuel-Henry Berthoud Les histoires de mon oncle Samuel (1845)

Dame Marthe la chérissait comme sa fille, maître Langrené se serait volontiers mis à deux genoux devant elle, et les six enfants du prévôt -la vénéraient à l'égal de leur mère, et lui obéissaient sur-le-champ et avec joie lorsqu'elle leur disait de faire quelque chose. Jamais la maison de maître Langrené n'avait offert autant d'ordre et de paix; le digne homme ne pouvait se lasser de répéter qu'un ange était entré chez lui et lui avait apporté la bénédiction du ciel le jour où le châtelain de Ramillies avait amené sous son toit la jeune Marie et son frère.
Source : Gallica

Samuel-Henry Berthoud Les histoires de mon oncle Samuel (1845)

Chacun s'empressait à satisfaire ses moindres désirs, et la vie pour elle s'écoulait facile, heureuse et brillante. Jamais elle n'avait porté ses regards vers l'avenir ; jusqu'au moment où l'adversité se dressa tout à coup devant elle, elle n'avait jamais pensé que l'adversité fût possible pour elle.
Seule et sans les devoirs qu'elle avait à remplir auprès de son jeune frère, Marie peut-être aurait perdu courage; mais elle cessa de pleurer afin d'arrêter les larmes de cet enfant, et se mettant à deux genoux, elle implora la protection de Dieu et de la Vierge.
Source : Gallica

Samuel-Henry Berthoud Les histoires de mon oncle Samuel (1845)

S'il se montrait fougueux, hardi, emporté, il ne fallait qu'un mot, qu'un regard de sa sœur pour le rendre calme ; et lorsqu'on lui disait : « Ce que vous faites, Périnet, causera du chagrin à votre sœur Marie, » on était bien sûr qu'il cessait aussitôt.
Maître Langrené et dame Marthe reportèrent peu à peu sur ces deux enfants l'amour qu'ils avaient naguère pour ceux que la volonté du ciel leur avait enlevés ; ils formaient des projets sans fin pour leur assurer un avenir de bonheur.
Source : Gallica

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