Résumé

Charles Dubois Jean Erbe : légende strasbourgeoise du 14e siècle (1865)

Si pure que soit une femme, elle ne se méprend jamais sur les sentiments qu'elle inspire. En un instant, Marie devina l'impression qu'elle avait produite dès la veille, et qu'elle produisait encore sur l'homme terrible aux mains duquel elle était tombée. Il y avait, d'ailleurs, dans la contenance embarrassée de Jean en face d'elle, dans le son de sa voix, dans l'air radouci de son visage, quand il lui parlait, mille indices auxquels elle ne pouvait se tromper: il l'aimait !. Cet amour devait être pour elle ou un nouveau péril, ou un dernier moyen de salut.
Source : Gallica

Charles Dubois Jean Erbe : légende strasbourgeoise du 14e siècle (1865)

Quand on apprit le nouveau crime de Jean Erbe, quand on sut que sa main audacieuse s'était portée sur
l'un des hommes les plus estimés de la cité, un cri d'indignation et de fureur s'élança de toutes les poitrines : tous s'écrièrent qu'il fallait sur le champ rassembler les milices de la ville, marcher sur le repaire du bandit, lui arracher sa proie et tirer de lui une vengeance exemplaire. Ces ordres furent immédiatement mis à exécution et, dès l'instant même, Strasbourg se prépara à venger la mort de ses fils et le mépris de ses droits.
Source : Gallica

Charles Dubois Jean Erbe : légende strasbourgeoise du 14e siècle (1865)

Mais laissez mon père se guérir d'abord. Aujourd'hui je ne demande qu'une chose : faites en sorte que je puisse me croire dans le château d'un galant chevalier qui respecte les dames, surtout quand elles sont malheureuses.
Jean fit signe qu'il y consentait, et elle, avec une grâce aussi adroite qu'elle paraissait naïve, présenta sa petite main blanche au guerrier, qui sortit plus amoureux, plus soumis que jamais.
Le bruit qu'il fit en se retirant éveilla le vieillard, qui appela aussitôt sa fille : Où sommes-nous? lui demanda-t-il.
Source : Gallica

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