Edmond Badon, Gingènes, ou Lyon en 1793. Tome 2 (1847)
“ Que vous ai-je donc fait pour que vous me traitiez ainsi? Si mon amour vous déplaisait, au moins fallait-il me le dire. — Mais écoutez-moi, Gingènes, écoutezmoi donc! — Et maintenant vous voudriez me tromper encore et éterniser cette comédie qui depuis trois mois me tient le coeur dans, un étau. J'ai cruellement souffert, voyez-vous; je sais que les femmes ont quelquefois ce goût-là ; mais je n'aurais plus la force de souffrir davantage ; ayez pitié de moi ! — Gingènes, croyez-le, je suis innocente de votre malheur ; la fatalité seule a tout fait, et vous allez le comprendre... ”
