Résumé

Edmond Badon Montbrun, ou Les Huguenots en Dauphiné… (1838)

Il me semble que monseigneur des Adrets aurait bien pu nous réunir dans ses appartements !
Jocerand ne répondit pas ; il venait de voir le baron ouvrir une fenêtres comme pour lui dire que le moment était venu. Aussitôt, faisant feu de ses deux pistolets , il s'écria à tue-tête : Malgouvert ! Malgouvert ! Vive la religion ! A bas Gondrin ! Au même instant un tumulte épouvantable retentit dans la caserne , et une foule furieuse se précipita dans la cour en répétant le cri de Lyonnet.
Source : Gallica

Edmond Badon Montbrun, ou Les Huguenots en Dauphiné… (1838)

Très-bien, sarpedieu ! vous voici au premier rang et presque aussi exposé que moi ; puis il jeta un regard malin sur la fenêtre.—Il n'y a vraiment entre nous que trois pieds de différence.
— Monseigneur est trop bon, dit le libraire tremblant et partagé entre la crainte des balles et celle que lui inspirait des Adrets.
— Allons, approchez-vous donc : c'est trop de modestie. Et le baron se replaça à la fenêtre que maître Oudard trouvait en ce moment démesurément large.
Source : Gallica

Edmond Badon Montbrun, ou Les Huguenots en Dauphiné… (1838)

Marquis , je veux être aussi franc que vous : ma seule opinion à moi c'est mon dévouement envers celle qui m'a protégé tout le cours de ma carrière, qui m'a fait ce que je suis, et qui veut bien m'appeler son compère. Un seul ordre de la reine Catherine vaut pour moi tout un traité de morale.
— Alors vous serez bientôt mon général , s'écria Montbrun ; car vous connaissez comme moi la politique de la reine ; vous savez que si dans ce moment elle agit contre les protestants, c'est afin de les porter à la résistance , et qu'au fond sa cause est la nôtre.
Source : Gallica

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