Montbrun

Définition et enjeux

Albert Gabriel Hubert Ledru,  Montbrun, 1809 (1913)

“ Doué d'une force peu commune, portant sur sa figure brune et balafrée les traces de son intrépidité, Montbrun savait mieux que personne se jeter au galop à la tête de ses escadrons et les entraîner à sa suite dans une charge foudroyante et victorieuse.
Ses prouesses, racontées dans les bivouacs et propagées par les cavaliers des armées impériales, l'ont rendu légendaire. Comme un héros de nos chansons de geste, il aurait. d'un coup de sabre, fendu en deux le corps d'un ennemi.
”
Source : Gallica

Léopold de Gaillard,  Autres temps : Nicolas Bergasse… (1893)

“ Montbrun, comprenant tout de suite que toute escalade de la falaise serait vaine, n'eut l'air de la préparer que pour tromper l'assiégé, et, s'étant porté au loin vers le sud par un mouvement tournant, vint se présenter en face et de plain-pied devant le château. Après une vigoureuse résistance, il fallut se rendre.
Montbrun décida que la garnison tout entière défilerait devant lui, puis se précipiterait ou serait précipitée, homme par homme, du haut de la falaise. Ceux auxquels ce saut de plus de 100 pieds ne suffisait pas étaient attendus en
bas par des soldats armés de piques.
”
Source : Gallica

Portrait de Raoul Marie Donop Raoul Marie Donop,  Un voyage d'études militaires du duc d'Orléans… (1909)

“ Ce jour-là, Montbrun, toujours si audacieux et si adroit les jours précédents, se surpassa. Il réussit encore à en imposer à l'ennemi, dont les forces étaient pourtant si considérables. Avec ses quatre régiments légers, appuyés sur deux bataillons seulement qu'il répartit en trois postes de soutien, il disputa ce terrain boisé avec tant de vigueur; il chargea avec tant d'à-propos et de résolution ; il se multiplia avec tant d'habileté, qu'il empêcha les corps, dont il osait arrêter la marche, de prendre conscience de la situation et de tourner Davout et Lefebvre. ”
Source : Gallica

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