Résumé

Tribunal correctionnel de Nantes… (1868)

A l'heure où les balles tuaient Baudin, s'assemblait la haute Cour de justice, choisie parmi les magistrats de la cour suprême, et elle décrétait d'accusation celui qui avait attenté à la loi fondamentale.
Quand Baudin mourait, il défendait la Constitution. Il faisait ce que le ministre Rouher déclarait être le devoir de tous les pouvoirs publics.
L'action, l'homme qui l'a héroïquement accomplie, n'ayant à opposer aux balles que la grandeur de son courage et de son dévouement, voilà l'inspiration de cette souscription consacrée à élever un monument à une mémoire devenue glorieuse.
Source : Gallica

Tribunal correctionnel de Nantes… (1868)

J'entends soutenir à votre barre les deux thèses dont je vous ai déjà donné la formule : le droit incontestable d'ouvrir une souscription publique et d'y convier les citoyens , dans le but de consacrer le souvenir d'un homme, ou de perpétuer la mémoire d'une action, si l'action est louable, et si l'homme est digne.
J'entends soutenir encore que si l'exercice de ce droit est entravé par le gouvernement, la provocation d'une manifestation pacifique du sentiment public devient le moyen permis de surmonter cette résistance.
Source : Gallica

Tribunal correctionnel de Nantes… (1868)

Voilà le fait historique ; le but de la souscription le voici : Perpétuer le souvenir d'un sacrifice héroïque accompli dans l'exercice d'un droit et subi pour remplir un devoir civique ;— et comme le gouvernement s'est opposé à cette' manifestation permise, maintenir un droit menacé par une mesure que l'arbitraire conseille; que la loi n'autorise pas. Donc le procès est dans la réponse à faire à ces deux questions : N'est-ce pas exercer un droit respectable et sacré que de faire appel aux sympathies du pays, pour consacrer par un marbre funéraire le souvenir d'une telle mort ?
Source : Gallica

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