Résumé

V. B. La Coqueiade : poème héroï-comique (1839)

L'idole, amis, en secret adorée, C'est la licence au bonnet phrygien, A l'œil hagard, à l'ignoble maintien, De terres, d'or et de sang altérée.
Contre les rois j'ai conspiré quinze ans, Dit le Baudet. A ce ton d'importance, Vous penseriez que ses efforts constans Ont seuls changé la face de la France; Mais, malgré lui, malgré ses vains propos, Sauver je veux l'honneur de mon héros.
Pour conspirer, on se cache dans l'ombre : L'air soucieux, le front sévère et sombre, Tels sont les traits du vrai conspirateur.
Source : Gallica

V. B. La Coqueiade : poème héroï-comique (1839)

Non moins fringant, nymphes de Bramapa, Un beau matin, Baudet vous échappa.
Forêt d'Azet, il a fui tes Dryades!
Bourbeux Quintous, mets en deuil tes Naïades : Coque est parti!. Mais Coque reviendra; Un bruit flatteur de loin l'annoncera; Il se fera précéder d'un mémoire Où de sa jambe on trouvera l'histoire ; Ses chers amis recevront trois portraits Où l'art charmant de la lithographie En trois façons a reproduit ses traits: Coque, s'il meurt, ne veut pas qu'on l'oublie.
Source : Gallica

V. B. La Coqueiade : poème héroï-comique (1839)

Mes bons amis, vous savez qu'un héros, Aiguillonné du désir de la gloire., Ne peut long-temps supporter le repos ; Qu'on ne s'inscrit au temple de mémoire Que par de longs .et .de oomatans travaux ; Que, s'il est doux de garder des agneaux, Les grands combats, les belles aventures, Qui de l'oubli font traverser les flots, Sont, parmi nous, des routes bien plus sûres
Pour arriver jusqu'aux races futures.
Source : Gallica

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