Pierre Gauthiez,
Promenades parisiennes. Croquis et fantaisies
(1912)
“ Cette folie de la vitesse inutile, qui nous enlève nos chères routes de France, et le plaisir de la campagne, et les spectacles des chemins, va-t-elle envahir sans obstacles jusqu'aux derniers parcs de banlieue où l'on pouvait marcher à l'aise ? Et de qui sommes-nous esclaves, pour que chaque jour nous apporte une déception nouvelle et une nouvelle avanie ? Elle est si belle, la banlieue parisienne, ce joyau sans pareil de la ville souveraine, avec ses parcs et ses forêts, avec sa campagne aux aspects douce ment humains, tempérée, modeste et spirituelle comme le génie du vrai terroir ? ”
