Résumé

Louis Lazare Les quartiers pauvres de Paris… (1869)

Le Paris luxueux et riche continue de s'étendre à l'ouest de Paris.
Pourquoi les fortunes princières, les étrangers, toutes les grandes existences enfin, se portent-elles de préférence dans le quartier des Champs-Élysées et vers le bois de Boulogne ?
Parce que le commerce, les affaires ayant envahi la Chaussée-d'Antin, les grandes existences sont gênées, mal à l'aise dans ce quartier sillonné de rues ordinaires, tandis que dans celui des Champs-Élysées l'espace est vaste, on y respire librement, la fortune y trouve le repos ; le luxe est à ses côtés, et les plaisirs à sa porte.
Source : Gallica

Louis Lazare Les quartiers pauvres de Paris… (1869)

Il semble à ces bons paysans qu'il pleut dans la Capitale de l'or, des perles et des diamants. Et vous voulez qu'ils restent froids et indifférents? — les jeunes s'en vont, les vieux restent.
— Mais, répond le Préfet de la Seine, c'est l'achèvement des voies de fer, qui, toutes rayonnent vers Paris, qui est la cause réelle de cette émigration.
Niaiserie, réplique la province : les artisans provinciaux et les cultivateurs fondent sur Paris parce qu'ils ont la pensée d'y travailler moins durement, d'y vivre plus à l'aise en gagnant davantage.
Source : Gallica

Louis Lazare Les quartiers pauvres de Paris… (1869)

Ils pensaient avec raison que, si la ville de Paris réclamait des bras étrangers, c'était ouvrir une écluse au flot provincial qui n'eût pas tardé d'envahir la capitale, que ce flot grossissant toujours, le trône de France eût fini par être ballotté au milieu d'une mer houleuse.
Ils pensaient qu'il fallait laisser les cultivateurs à leurs champs où ils étaient utiles, les ouvriers de la province dans leurs villes ou leurs bourgs où ils rendaient des services, tandis que dans Paris ils eussent été dangereux, le travail venant à manquer ou devenant insuffisant.
Source : Gallica

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