Spéculation immobilière

Définition et enjeux

Portrait de Henri Capitant Henri Capitant Introduction à l'étude du droit civil… (1929)

La propriété immobilière représente le capital fixe par excellence, car, en règle générale, on n'achète pas un immeuble pour le revendre. Un immeuble a pour destination normale le faire valoir ou l'amodiation. La spéculation immobilière demeure, dans l'ensemble des transactions, un fait exceptionnel : c'est à cause de cela même que la loi commerciale, selon le droit commun européen, gouverne la propriété mobilière seule. Dans le patrimoine, l'immeuble est un élément stable, permanent.
Source : Gallica

Jean Gouazé Une expérience d'économie mixte… (1936)

La grande crise économique parut de nature à remédier à cet état de choses en arrêtant, parfois brusquement, l'effervescence d'une construction mal orientée et en réprimant avec sévérité les abus de la spéculation immobilière.
Dès 1930, la crise immobilière fait son apparition dans la catégorie des logements à taux de loyers élevés dont les besoins avaient été surévalués par les constructeurs et la clientèle rapidement touchée par la crise.
Source : Gallica

Louis Renault Traité de droit commercial. Tome 1 (1889-1899)

On confond ici ce qui est de la nature de la commercialité avec ce qui est de son essence : sans doute, les actes commerciaux sont ordinairement très simples, très faciles à accomplir, la transmission des marchandises s'opère sans formalités, le prix en est facilement appréciable; mais aucun texte ne dit que ce soient là des caractères essentiels des actes de commerce (2) . Reconnaissons donc que la nature immobilière d'un bien ne s'oppose pas à ce qu'il soit l'objet d'une spéculation commerciale et que le législateur aurait pu comprendre les immeubles dans l'art.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature