Résumé

L. de Lavergne Économie rurale. — Les Ouvriers européens…

Voilà ce que M. Le Play a trop négligé. S’il avait eu cette simple vue, que la moindre étude des maîtres de la science lui aurait donnée, il ne se serait pas égaré dans une foule d’assertions confuses et contradictoires ; son curieux livre y aurait beaucoup gagné. Toute atteinte portée à la propriété individuelle, toute tentative violente pour élever la part des salaires dans la répartition des produits, toute institution contraire à l’esprit de prévoyance, à l’épargne, à la formation du capital, nuit à la production, et, par voie de conséquence nécessaire, au salaire et à la population.
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L. de Lavergne Économie rurale. — Les Ouvriers européens…

Tant que les capitaux fuiront les champs, tant que l’impôt leur prendra sans leur rendre, tant que les propriétaires aisés consacreront leur revenu à des dépenses de luxe, tant que l’esprit d’entreprise restera indifférent ou hostile à la production rurale, tant que l’application des sciences à la culture sera considérée comme une utopie ruineuse, la petite propriété et la petite culture feront des progrès ; c’est inévitable et même désirable ; où la science et le capital manquent, le travail doit l’emporter.
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L. de Lavergne Économie rurale. — Les Ouvriers européens…

Ainsi le salaire n’est pas précisément une quantité arbitraire ; comme il se fixe par le rapport de l’offre à la demande, librement débattu entre les intéressés, et que l’offre et la demande elles-mêmes sont gouvernées par les besoins réciproques, le salaire est en général tout ce qu’il peut être. Il y a des exceptions sans doute, il y en a partout, mais telle est la règle. C’est le rapport de la production à la population qui, en fin de compte, est la mesure du salaire.
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