Résumé

Louis Rochat Une solution du problème socialiste… (1851)

On peut considérer le territoire d'une nation, ou tout au moins les produits annuels qu'il donne, comme un gâteau destiné à satisfaire à tous les besoins des habitants de cette nation. A supposer qu'il soit exactement partagé entre eux, n'est-il pas évident qu'au delà d'une certaine limite, à mesure qu'ils se multiplieront, leur part deviendra plus petite, qu'on les verra passer de l'aisance à la médiocrité, de la médiocrité à la pauvreté, de la pauvreté à la misère et à l'impossibilité absolue de vivre?
Source : Gallica

Louis Rochat Une solution du problème socialiste… (1851)

Le travail des champs est celui de tous qui fait naître la plus ample récompense ; il promet avec l'abondance la santé, la paix du coeur et la bienveillance; il nourrit l'âme et l'intelligence aussi bien que le corps; il assure enfin le bonheur des sociétés, pourvu qu'un autre homme ne s'interpose pas entre le cultivateur et la terre, qu'il ne prétende pas recueillir où il n'a pas semé, et se faire payer, et payer avec usure là où il n'a pas travaillé et pour des services qu'il n'a pas rendus.
Source : Gallica

Louis Rochat Une solution du problème socialiste… (1851)

En effet, les paysans propriétaires acquièrent les vertus, la prudence, l'amour de l'ordre et de la stabilité d'une aristocratie, tandis que la médiocrité de leur fortune les empêche d'en acquérir les vices, de se livrer comme elle à l'ivresse des plaisirs ou à la dissipation. Si l'on comparait le nombre des paysans propriétaires dans chacun des différents États de l'Europe, on trouverait non-seulement la mesure du bonheur le plus généralement répandu, mais encore celle de l'attachement du peuple à l'ordre établi et des éléments de durée de gouvernement.
Source : Gallica

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