Résumé

Jean Gouazé Une expérience d'économie mixte… (1936)

Si aucun locataire n'est présenté par la Ville, la Société peut louer librement. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé jusqu'à ce jour et cela constitue la meilleure preuve de l'inutilité de l'intervention municipale : on a construit de nombreux immeubles pour le relogement des expropriés et il n'y a pas d'expropriés ! C'est la raison pour laquelle nous préférons la régie simple à l'économie mixte car, dans le premier cas, la Ville conserve une entière liberté d'action qui lui permet de s'adapter aux nécessités.
Source : Gallica

Jean Gouazé Une expérience d'économie mixte… (1936)

Toute intervention de la commune en cette matière aurait eu pour résultat de fausser le jeu des lois économiques et de troubler le marché des loyers.
Quel est, en effet, le plus grand des deux maux : du manque de logements en période de prospérité ou de l'excès en période de dépression ? Le second, à notre avis, est plus grave que le premier, car la crise immobilière qui en résulte peut avoir des répercussions immenses sur l'ensemble de l'économie. La dépréciation immobilière jointe aux impôts successoraux trop
lourds, entraînerait des troubles d'une sérieuse gravité.
Source : Gallica

Jean Gouazé Une expérience d'économie mixte… (1936)

En effet, si l'on n'avait pas employé l'économie mixte, on n'aurait jamais confié l'exécution d'un programme aussi vaste à un organisme présentant aussi peu de garanties : par exemple, pour l'exécution de la convention, on aurait pu s'adresser à une société de l'importance de l'I. C. P., qui aurait apporté elle-même les fonds et engagé pleinement sa responsabilité.
Au contraire, avec l'économie mixte, la Société présente moins de garanties, car elle n'a qu'un capital réduit, surtout en argent frais.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature