Résumé

Octave Seron Suresnes d'autrefois & d'aujourd'hui… (1926)

Çà et là quelques petits pavillons et kiosques très gracieux comme celui du coin des rues Worth et Desbassayns.
M. Donegani aime les fleurs autant que les oeuvres d'art ; il a créé une roseraie et un jardin fleuriste dont les portes sont des merveilles de ferronnerie, d'un travail italien ancien. Les fleurs les plus rares et les plus belles s'y épanouissent, ainsi que dans ses serres. Un maître jardinier très entendu, M. Canault, exécute avec intelligence les vues de son maître et fait du Val-Joli une oasis charmante de verdure et de fraîcheur au coeur du Suresnes industriel.
Source : Gallica

Octave Seron Suresnes d'autrefois & d'aujourd'hui… (1926)

Le chanoine Fauchet, prédicateur du roi, tonne, dès 1788, en l'église de Suresnes, contre cet usage :
« Le luxe effronté y promène son orgueil; des femmes impudentes s'y montrent dans l'éclat le plus éblouissant de la parure sur des chars pompeux... Des dames de haut rang, épouses et mères cependant, se joignent à ces cortèges de vanité comme par émulation d'imiter ces folies. De jeunes insensés, des vieillards sans respect pour leurs cheveux blancs, un peuple innombrable, se pressent pour repaître leurs regards des magnificences de l'infamie, des raffinements de l'indécence... »
Source : Gallica

Octave Seron Suresnes d'autrefois & d'aujourd'hui… (1926)

Mais les combats prodigieux de Verdun, la guerre sous-marine, la dure lutte aux Dardanelles, la révolution russe, ont leur profond retentissement à Suresnes comme dans toute la France, et même davantage, à cause de la mobilité et de l'émotivité de cette population parisienne, si impressionnable et si prompte à comprendre et sentir, mais aussi si généreuse et pleine de coeur et de couragé.
La vie commence à être très chère; les denrées alimentaires sont rares à cause de l'insuffisance de la main-d'oeuvre (1) de la difficulté des transports, de la guerre sous-marine, de l'épuisement des stocks.
Source : Gallica

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