Georges Laronze

Élements biographiques

Georges Laronze Le baron Haussmann (1932)

De fait, c'était l'empereur qui, reprenant son jeu préféré, avait tracé sur de grandes feuilles le plan général du second bois, marqué les voies principales, les pelouses par lesquelles de poussiéreuses broussailles se transfornieraient, comme à l'ouest, en un parc citadin. « L'aération du parc de Vincennes », raillait Picard, qui ne croyait pas si bien dire. Mais quelle distance séparait une pensée généreuse de sa réalisation ! Bien souvent Haussmann se prenait à regretter les difficultés qu'il avait connues au bois de Boulogne, que du moins la nature lui avait permis de vaincre.
Source : Gallica

Georges Laronze Le baron Haussmann (1932)

Debout les convives, les huit cents spectateurs pressés dans les tribunes acclament « l'empereur, Napoléon III, le sauveur de la France ». Sous une apparence calme l'homme se grise lui-même. Le cœur débordant d'élans généreux, il parcourt les salons, sourit aux dévouements qui s'exaltent, admire d'une fenêtre le quai, la rade, les coteaux embrasés, salue la femme et les deux filles du préfet contemplant elles aussi les illuminations, et, avide d'autres amours, il se rend au bal populaire.
Source : Gallica

Georges Laronze Le baron Haussmann (1932)

« Vive l'Empereur ! »
Alors, dans le wagon, les entretiens eurent un tour singulier. A demi couché sur le divan, le président de la République avait fermé les yeux comme pour conserver, intacte, la vision de gloire. « En somme, monsieur le préfet, interrogea un député, que veulent ces braves gens ? » Haussmann sourit. Il songeait au fossé qui n'avait cessé de se creuser entre la Législative et le prince, aux rapports vigoureux qu'il avait signés les semaines précédentes : « Le pays aime la décision dans le Pouvoir ; il est en désaccord complet avec l'Assemblée. »
Source : Gallica

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