Princesse de Gonzague

Résumé

Princesse de Gonzague Lettres de Madame la Princesse de G**… (1789)

J'ai vu dans cette route, le long de la rivière, des maisons de campagne délicieuses; ce font des palais enchantés, tout ce que l'art a de plus riant s'y trouve; mais il semble n'y paroître que pour imiter la nature. Dans quelques-uns, de grandes salles y font métamorphosées en jardins, par l'effet des stucs coloriés qui présentent à l'œil tous les jeux de la nature champêtre.
Source : Gallica

Princesse de Gonzague Lettres de Madame la Princesse de G**… (1789)

Je me garderai bien de vous le décrire;
je n'ai ni le génie, ni la magie du peintre pour représenter d'une manière intéressante la nature triste & souffrante. J'y ai vu aussi un soleil couchant de Berghem qui m'a fait illusion. Cet astre du jour ne répand plus sur la nature qu'une foible lumière ; les objets se décolorent, on les voit disparoître insensiblement , & les ombres de la nuit approchent : l'imitation est si parfaite, & l'illusion si forte, qu'on éprouve le regret de voir finir le jour.
Source : Gallica

Princesse de Gonzague Lettres de Madame la Princesse de G**… (1789)

Ses bords présentent une scène délicieuse , où la nature & l'art font en rivalité. De temps en temps je descends au rivage pour y admirer l'édifice qui m'a frappé. En y entrant, je crois être dans le palais d'un roi, & ce n'est que la maison de campagne d'une espèce d'esclave qui se croit maître. Cette agréable scène varie à chaque instant ; ici c'est un palais magnifique, où Palladio a donné un libre essor à son imagination , avec un jardin délicieux, orné de statues, de vases, de fontaines.
Source : Gallica

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