Léonce Détroyat,
Possessions françaises dans l'Indo-Chine…
(1886)
“ En revanche, on ne saurait assez blâmer M. Filippini d'avoir dénoncé une convention si avantageuse, si précieuse pour nous, et d'avoir, par son inexplicable conduite, redonné au détestable traité de 1867, sa force et sa valeur d'il y a vingt ans, détruites par son prédécesseur. La France ne peut plus supporter la spoliation commise par le Siam, au détriment du Cambodge. Tout lui commande : ses intérêts, sa dignité même, de mettre fin à cet état de choses. L'Angleterre encouragera, dira-t-on, le Siam dans ses résistances. Elle nous menacera de s'installer dans toute la presqu'île malaise. ”

