Joseph-Simon Gallieni

Résumé

Joseph-Simon Gallieni Trois Colonnes au Tonkin (1894-1895… (1899)

Bien que les grands principes de la guerre soient toujours les mêmes en tous pays et contre tous les adversaires, leurs applications varient suivant la nature des régions qui servent de théâtres d'opérations et suivant l'armement et la tactique des ennemis que nous avons à combattre. Un commandant de colonne ne donnera pas les mêmes règles de marche et de combat à ses troupes, si elles opèrent au Soudan ou au Tonkin. Au Soudan, la colonne prendra presque toujours la formation en carré, qu'il s'agisse de bivouac ou de combat1.
Source : Gallica

Joseph-Simon Gallieni Trois Colonnes au Tonkin (1894-1895… (1899)

Vingt-trois cantons successivement avaient été rattachés à mon commandement depuis Cho-Ra jusqu'à Na-Ri, en passant par Tong-Hoa-Phu et leur occupation s'était faite sans bruit, sans à-coups, en élargissant petit à petit la zone de notre influence, le réseau de nos postes et de nos villages armés : c'est ce qu'on a appelé la méthode de la tache d'huile, la plus efficace et la plus sûre en tout cas, de toutes les méthodes de conquêtes coloniales.
Source : Gallica

Joseph-Simon Gallieni Trois Colonnes au Tonkin (1894-1895… (1899)

Former plusieurs pointes d'avant-garde, s'avançant parallèlement à la même hauteur, de manière à diviser l'attention des groupes ennemis en embuscade. Quelle que soit l'épaisseur des bois et des taillis, on peut toujours, avec la hache et le coupe-coupe, s'avancer par plusieurs directions parallèles.
Dans ces marches sous bois, composer toujours les têtes de colonnes et d'avant-garde avec des soldats européens ou indigènes éprouvés et solides au feu. Confier ces postes d'honneur à des hommes choisis avec le plus grand soin et qui inspirent toujours confiance.
Source : Gallica

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