Résumé

Portrait de Dick de Lonlay Dick de Lonlay Le Siège de Tuyen-Quan, du 24 novembre 1884 au 3 mars 1885… (1886)

Les Chinois profitent de ce moment. Ils reviennent à la charge, s'élançant comme à la curée, déchargeant leurs fusils au hasard sur cette brèche pleine d'hommes, de fumée, de terreur et de cris.
Puis, leurs fusils déchargée, ils se jettent à corps perdu sur ces malheureux pour les achever à l'arme blanche.
Mais rien ne peut émouvoir les hommes de la légion.
Une commotion spontanée, électrique, irrésistible, frappe tous les cœurs du même coup.
Le cri : « En avant ! » s'élance de toutes les bouches.
Le commandant Dominé ordonne aux clairons de sonner la charge.
Source : Gallica

Portrait de Dick de Lonlay Dick de Lonlay Le Siège de Tuyen-Quan, du 24 novembre 1884 au 3 mars 1885… (1886)

Avant que les suprêmes cartouches soient brûlées, que les derniers défenseurs aient succombé sur la brèche ouverte, entendra-t-on enfin les sourds appels du canon se rapprochant d'heure en heure ?
Verra-t-on les vareuses bleues apparaître à l'horizon dans un tumulte de sonneries et de fusillades?
On ne dort plus, on se fusille presque à bout portant la nuit et le jour. Le fossé est comblé de cadavres chinois que dépècent des vols d'oiseaux de proie.
Les officiers, se mettant dans le rang comme leurs soldats, ramassent les fusils tombés des mains des blessés.
Source : Gallica

Portrait de Dick de Lonlay Dick de Lonlay Le Siège de Tuyen-Quan, du 24 novembre 1884 au 3 mars 1885… (1886)

Les pontonniers sont toujours en tête, sapant, piochant, pratiquant à la hâte des escaliers dans les pentes trop raides. Les auxiliaires tonkinois capturent dans un petit hameau six réguliers.
A tout instant, notre avant-garde tire des coups de feu; les mamelons sont pleins de traînards qui flanquent peut-être des partis chinois.
Du reste, si on en juge par les défroques dont la route est couverte, par les amas de cendres encore chaudes, l'ennemi a dû passer par ici depuis peu.
Le tir de notre avant-garde a porté; on compte une centaine de cadavres au fur et à mesure de la marche.
Source : Gallica

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