Émile Reibell, Le commandant Lamy, d'après sa correspondance et ses souvenirs de campagne… (1903)
“ C'est en vain que l'artillerie canonne les premiers forts ; personne ne répond, rien ne bouge. La compagnie de tirailleurs tonkinois, qui éclaire l'avant-garde, reçoit l'ordre de s'avancer jusqu'aux tranchées chinoises en vue, qu'on croirait abandonnées comme celles de la première ligne. Lorsque nos Tonkinois ne sont plus qu'à une trentaine de mètres des premiers fortins,les Chinois ouvrent tout à coup sur eux un feu épouvantable, de front et de flanc, qui fauche nos petits soldats comme des blés. En un clin d'œil la compagnie est anéantie. ”
