Raoul Gabriel Adolphe Camps, Le siège de Tuyen-Quan : récit anecdotique par un témoin oculaire (1902)
“ Quatre ennemis restent étendus dans la citadelle avec deux grands drapeaux ; d'autres sont tués dans le fossé, d'autres sur la brèche. Il est quatre heures du matin. Comme je l'ai dit, la nuit est noire, les bombes, les fusées incendiaires sont pareilles à d'immenses flammes de Bengale ; les balles sifflent de toutes parts ; nos clairons sonnent la charge ; les gongs, les tams-tams et trompettes chinoises font un vacarme étourdissant ; les cris de l'ennemi se mêlent aux hurrahs de nos hommes, tout cela constitue une scène fantastique dont le spectacle seul peut donner l'idée. ”
