Résumé

Edmond Dominé Journal du siège de Tuyen-Quan… (1885)

La nuit du 12 au 13, nos travailleurs étaient occupés à creuser la contre-galerie du saillant et les deux contre-galeries correspondant à la galerie ennemie n° 1. A 3 heures 15, une explosion sourde ébranle la citadelle ; le cri : « Aux armes ! » est répété, et chacun se tient prêt à exécuter les ordres donnés la veille. C'est le saillant sud-ouest qui vient de sauter; le mur d'escarpe, renversé sur une longueur de 15 mètres, est tombé dans le fossé, et le parapet en terre est détruit ; la brèche existe, mais elle présente à son centre un entonnoir qui la rend difficilement
praticable.
Source : Gallica

Edmond Dominé Journal du siège de Tuyen-Quan… (1885)

De notre côté, nous avons eu deux blessés appartènant tous deux au poste du blockhaus : le caporal Kummer, de la légion, et un tirailleur tonkinois.
Pendant tout le restant de la journée, les Chinois, de leur nouvelle ligne d'investissement, ne cessent de tirer sur les tirailleurs tonkinois et sur la citadelle, dans laquelle les projectiles tombent de toutes parts.
Le travail des Chinois ne se ralentit pas de toute l'après-midi ; des fascines et des branches d'arbre sont apportées sur la ligne d'investissement. Il n'y a plus à en douter, c'est une attaque pied à pied qui se prépare.
Source : Gallica

Edmond Dominé Journal du siège de Tuyen-Quan… (1885)

A 5 h. 1/2 du matin, une explosion se fait entendre ; les postes de combat sont pris ; les Chinois rassemblés dans la grande place d'armes, vis-à-vis la face ouest, poussent de grands cris et se portent vers le lieu de l'explosion. C'est la mine de la galerie n° 2 qui a sauté ; mais grâce aux contre-galeries qui forment évents, le mur n'a été que crevé et la brèche n'est pas praticable.
Source : Gallica

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