Jules Claretie

Jules Claretie

Résumé

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie,  Bouddha

“ Deux fois les Chinois la repoussent. On est à deux cents mètres de l'ennemi quand la nuit vient. Deux cents mètres! Et la pluie tombe! Les hommes râlent dans les herbes. On allume, pour ramasser les blessés, des allumettes mouillées... Quelle nuit, mon cher! Ce brouillard humide, cette douche glacée qui délaye le sang dans la boue piétinée, ces ennemis qui sont là et qui tirent; le bruit des balles qui sifflent et de l'eau qui dégoutte; ça ne s'oublie jamais, ces impressions-là.
Je m'étais avancé assez près des lignes chinoises, entendant les Pavillons-Noirs parler de leurs voix gutturales.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie,  Bouddha

“ Tout au Japon ! Et dans ce délicieux paradis japonais, une déesse bien vivante emplissant tout l’hôtel, — prononce a u, au, autel, si tu veux, — de son rire, de son parfum de femme, de sa jeunesse et de sa gaieté, — et un dieu silencieux et indulgent bénissant nos amours sans rien dire !
Ah ! le bon Bouddha, le doux Bouddha, comme disait la chanson !... Il trônait au milieu du salon, sur la cheminée, comme dans une pagode. On avait drapé son socle, encadré la glace, et Bouddha rayonnait là, rouge et or, comme un soleil d’automne.
”
Source : Wikisource

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie,  Bouddha

“ La terre tremble. Nous avons les poils roussis et les vêtements brûlés. Quarante turcos de ma seule compagnie disparaissent comme dans un cratère de volcan. En avant! en avant! On n'entend pas les cris de mort, tant nos chacals poussent des cris de rage. Les balles sifflent, les boulets ronflent, les fougasses éclatent. En avant! Les turcos sont déjà dans les retranchements, clouant aux fascines de bambous les volontaires au front croisé de rouge, étranglant les Chinois, mordant au sang, comme des loups, ces Pavillons-Noirs qui se défendent comme des lions... ”
Source : Gutenberg

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