Résumé

Gilbert Thierry Le capitaine Sans-Façon 1813 : épisodes de l'histoire de la contre-révolution (1882)

« Une, deux!. Ah! Breton, tête de bois, voilà qui va te l'ouvrir!. » — et sur la tête de bois, le sabre du capitaine s'abaissait et se relevait sanglant.
Chacun regardait : les vieilles se signaient avec épouvante; les gars, mis en franche gaieté, poussaient un formidable rire. Va! ton rire était criminel, paysan du Bas-Maine, car ces
enfants aux yeux gonflés de larmes, à la joue moite du baiser maternel, c'était le dernier sang donné par ton pays épuisé et pantelant, — la dernière chair offerte aux déchirures de la mitraille, — l'holocauste suprême que voulait encore dévorer la Gloire.
Source : Gallica

Gilbert Thierry Le capitaine Sans-Façon 1813 : épisodes de l'histoire de la contre-révolution (1882)

La messe s'acheva sans autre incident. Une demi-heure plus tard, la maison de Turpin avait recouvré solitude et silence.
Seul, pourtant, au pied de l'autel, le paysan à la veste de laine bise était resté à genoux. Il semblait absorbé par sa prière et abîmé dans une vision. Un homme s'approcha et lui toucha l'épaule.
L'extatique releva la tête :
— M. Tranquille parmi nous !. Lui à notre Église !
Mais celui-ci: — L'heure presse!. Là-bas, on s'impatiente. Les gendarmes remplissent Sillé. Il en vient du Mans et d'Alençon, de Laval et de Mayenne, d'Angers et de Tours; il en vient de Paris.
Source : Gallica

Gilbert Thierry Le capitaine Sans-Façon 1813 : épisodes de l'histoire de la contre-révolution (1882)

Quand venait le temps des tournées de révision, le colonel baron se disait: « Quelle corvée! »
- et il déléguait à d'autres le soin d'écouter la doléance du conscrit et de palper sa nudité.
« Oubli lamentable d'un grand devoir, pensait le duc de Rovigo. Que doit-être un préfet?.
Le génie créateur et réparateur qui, pareil au soleil, verse la vie sur les populations les plus engourdies. » Définition assurément admirable.
Mais le ministre de la Police avait des griefs plus graves encore : Louis-Marie Auvray n'aimait peut-être pas suffisamment son Empereur.
Source : Gallica

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