Résumé

Charles Fermond Monographie des sangsues médicinales… (1854)

Il n'est évidemment pas indifférent de tirer d'un individu une quantité de sang qui peut différer du simple au double, et pourtant c'est à quoi l'on est exposé par l'usage des sangsues. Tous les médecins sont tellement pénétrés de cette vérité, que depuis longtemps déjà ils ont cherché à établir la quantité de sang que telle ou telle sangsue pouvait absorber. Tyson a comparé la sangsue au ver à soie qui dévore en une journée un poids de feuilles plus grand que celui de son corps, et en parlant de la sangsue, il dit que c'est un animal qui mange plus pesant que lui dans un seul repas.
Source : Gallica

Charles Fermond Monographie des sangsues médicinales… (1854)

Il est presque inutile de faire obseryer qu'une sangsue plus ou moins gorgée prend avec plus ou moins d'avidité, tire d'autant moins de sang que le gorgement est plus complet, et qu'il en est même qui refusent de mordre. Comme il est assez difficile de reconnaître immédiatement la fraude, surtout lorsque, légèrement gorgées, elles ont conservé une certaine vivacité, il s'ensuit que l'on croit avoir acheté des sangsues de bonne qualité, plors qu'arrivé près du malade, on s'aperçoit, toujours trop tard, que les sangsues ne valent rien.
Source : Gallica

Charles Fermond Monographie des sangsues médicinales… (1854)

Les Hirudinés à estomac tubuleux ou non lobé, comme on le remarque chez les Néphélis et les Aulastomes, présentent, pendant leur vie embryonnaire, des lobes semblables à ceux des Sangsues et des Hœmopis. Peu à peu, par les progrès de l'âge, ces lobes s'effacent de telle sorte, que l'on peut dire que l'estomac multiple de la Sangsue ou de Y Hœmopis doit être considéré comme le système digestif d'un Aulastome ou d'une Néphélis arrêté dans son évolution, tandis que l'estomac tubuleux de ces dernières annélides doit être regardé comme un estomac multiple devenu simple par fusion.
Source : Gallica

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