Julian González de Soto

Résumé

Julian González de Soto Méthode du docteur Gonzalez de Soto… (1854)

Cependant, le prompt dépeuplement des marais de l'Europe prouve qu'à l'état de nature, la sangsue ne se reproduit que lentement, et qu'une pêche active suffit pour la faire disparaître. En effet, cet animal n'a aucun moyen de défense, aucune arme offensive pour ainsi dire. Il est entouré d'une multitude d'ennemis qui concourent à sa destruction. Le moindre bruit l'attire, et souvent, croyant saisir une proie, la sangsue devient la victime de sa voracité. Tantôt c'est une couleuvre
qui la dévore, un rat d'eau qui la saisit, une cigogne , un héron, un canard qui en font leur pâture.
Source : Gallica

Julian González de Soto Méthode du docteur Gonzalez de Soto… (1854)

Heureusement pour nous, la nature s'est chargée de lever cette difficulté que nous ne serions jamais parvenu à vaincre. Il est prouvé, il est notoire aujourd'hui, que la sangsue qui attaque une proie, ne l'abandonne que lorsqu'elle est complètement rassassiée, ou lorsque la source alimentaire se tarit; mais il est aussi prouvé, il est aussi notoire, que la sangsue qui a pris 2 ou 3 grammes de nourriture, et qui se détache de sa proie faute d'y trouver une plus grande abondance, ne pique plus de nouveau une proie nouvelle que lorsqu'elle a avancé sa digestion.
Source : Gallica

Julian González de Soto Méthode du docteur Gonzalez de Soto… (1854)

TOUT GORGEMENT COMPLET AVEC UN ALIMENT TROP NUTRITIF EST NUISIBLE AUX SANGSUES.
La nature ayant placé les sangsues dans un milieu qui ne leur fournit que de petites proies, a pu, sans danger pour elles, leur donner une avidité extrême. Tant qu'elles n'ont pour nourriture que des grenouilles, des tétards, des salamandres, des poissons, etc., cette avidité ne peut leur être préjudiciable ; mais elle leur devient mortelle dès qu'on leur donne en abondance le sang des mamifères.
Source : Gallica

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