Sidonie Wanham

Résumé

Sidonie Wanham Marraine et filleule (1876)

C'était son cœur qui répandait sa charité pour Dieu par charité pour les âmes, en des paroles où l'art n'avait rien à voir parce que tout y était pour l'amour. Quel souvenir ! Et puis celui de notre Père Lacordaire !
Quand de tels hommes disparaissent de la société, lors même qu'on n'aurait eu avec eux que les relations de tout le monde, qu'on n'aurait fait que les voir et les entendre à la distance donnée au public; quand ils disparaissent ils vous font un vide affligeant. C'est que tout l'intérêt de la vie est dans la beauté des âmes.
Source : Gallica

Sidonie Wanham Marraine et filleule (1876)

Ceux qui ne sont plus t'ont laissé toutes les consolations du souvenir, et ceux dont tu as le bonheur d'être entourée, te donnent la félicité morale autant que possible en ce monde, avec l'espérance bien fondée de la conserver, puisque leur sagesse vient de la foi chrétienne. Et pour toi, redisons-le aussi, quel avantage que celui d'un état où tu peux travailler avec tes sœurs, près de tes parents, et tout en leur donnant la joie de ta présence, les aider à faire le bien aux plus jeunes de la famille !
Tu parais désirer de mes nouvelles avec la bonté de ton cœur. Merci, ma chère Enfant.
Source : Gallica

Sidonie Wanham Marraine et filleule (1876)

Dieu seul ne compte pas avec les années de ses enfants prodigues. Mais, chère amie, il est certain qu'il est plus généreux de le réjouir par la beauté de sa persévérance que par celle de son retour.
La plus jeune des filles de la famille X., que tu as connue si vive, si rieuse, est entrée au couvent et paraît devoir y rester. Une vocation, confuse d'abord, et enfermée au fond de son cœur, s'est révélée tout à coup, à ce que croit le monde, mais depuis déjà longtemps s'affermissait en cette âme par les motifs les plus puissants. Il y a là pour père et mère un grand sacrifice à faire.
Source : Gallica

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