Résumé

Paul Du Broutel, mort le 5 avril 1891 à Pau… (1893)

Le meilleur d'une jeune âme appartient à sa famille ; l'amour des siens est, pour un jeune homme, presque tout le bonheur; il est aussi presque toute la vertu. Qu'il manque à sa famille, ou que sa famille lui manque, le jeune homme devient vite un prodigue, semant dans le vide tous ses trésors de confiance, d'affection, d'espérance, souvent, hélas ! de foi et d'honneur.
Paul avait goûté toute la joie des affections du foyer ; il savait combien elle grandit et se rend plus sensible par les attentions délicates et assidues de chacun aux désirs et aux besoins de tous.
Source : Gallica

Paul Du Broutel, mort le 5 avril 1891 à Pau… (1893)

L'oncle Henri et la tante Marie avaient quitté le Broutel, mais ils n'en étaient pas séparés, puisqu'une petite trotte de Bergelette portait Paul auprès d'eux. C'était presque tous les jours le but de sa promenade; le chemin était toujours le même, on causait sous les mêmes grands arbres, toujours des mêmes choses ; mais entre des cœurs si vivants, si vibrants d'affection, l'uniformité n'est point monotonie. On parlait de « grand'mère, des parents, des grandes et des petites sœurs, » comme s'ils ne fussent pas venus la veille à Forestmontiers.
Source : Gallica

Paul Du Broutel, mort le 5 avril 1891 à Pau… (1893)

Ainsi la pensée de toute sa jeunesse, son beau et unique rêve d'avenir, lui revenait avec l'espoir de vivre : à ses yeux la vie
était toujours une mission, et elle s'identifiait avec le dévouement au bien.
Il faisait encore la promesse de revenir chaque année à Lourdes avec le pèlerinage national pour porter les malades. Mais il ne devait plus revoir le sanctuaire béni, où tant de fois il avait prié, depuis son enfance. Ses forces tombaient de jour en jour; il ne pouvait plus monter l'escalier de sa chambre, et chaque soir il fallait le porter à son lit.
Source : Gallica

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