Étienne Marcel

Résumé

Étienne Marcel,  L'Hetman Maxime (1879)

“ Maintenant, Sophie ne paraissait plus, et Maxime n'en parlait pas : on eût dit qu'il l'avait oubliée. Pourtant, dans des cœurs tels que le sien, l'amour ne meurt pas; mais la fierté est la plus forte.
Tous ceux qui, à Medôwka, entouraient le jeune vaincu, devinaient les angoisses, les regrets qui torturaient son esprit et son cœur; aussi s'efforçaient-ils de le distraire constamment, de le laisser seul le moins possible. M. Madejski agissait ainsi par charité, Alexis, par amitié; Semenko, par dévouement; Oxana, par tendresse. Il y avait pourtant des moments où Maxime se trouvait seul.
”
Source : Gallica

Étienne Marcel,  L'Hetman Maxime (1879)

“ Vie bien triste pourtant, vie brisée, solitaire, qui se consumerait lentement dans les cachots ou dans l'exil !.
Mais enfin Maxime vivrait, l'avenir lui serait clément peut-être. Chaque fois qu'elle, séparée de lui, se sentirait triste, désolée, regrettant les beaux jours, elle n'aurait qu'à penser à cela; elle se dirait : « Maxime vit; j'ai acheté sa vie au prix de mon bonheur », et elle se sentirait consolée. Il avait bien souffert, le pauvre jeune hetman!
son cœur avait saigné bien fort, quoiqu'il n'eût pas été blessé longtemps.
”
Source : Gallica

Étienne Marcel,  L'Hetman Maxime (1879)

“ Nous irons au combat la tête nue, la poitrine désarmée. Pas d'autre bouclier que l'amour du pays, pas d'autre cuirasse que le mépris de la mort, que le dégoût de la vie !. Le cœur qui a fait le sacrifice d'un beau rêve, d'un grand amour, ne reculera pas devant un coup de lance. Cet héroïsme-là, vous ne l'avez pas connu, ô mes aïeux; votre cœur n'accordait que peu de place à la tendresse. Eh bien, hommes de fer, donnez-moi un cœur de fer, afin que désormais rien ne me charme ou ne m'attendrisse, afin que je ne sache que frapper et, s'il le faut, mourir. ”
Source : Gallica

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