Résumé

Les cataractes de l'Obi : voyage dans les steppes sibériennes (1882)

La terre, encore ouatée de neige et gelée à une certaine profondeur, ne se laissait entamer qu'après avoir opposé une longue résistance.
— Ce n'est pas de la terre, c'est du ciment, disait Armand Labarre.
— Du ciment romain, ajoutait Demérian.
— Paresseux! répondit Jean Guérin, regardez-moi. Et l'excellent homme, avec une vigueur acquise dans ses précédents travaux, continuait d'élargir le sillon qu'il avait ouvert.
— Très-bien, mon oncle; nous verrons ce que durera une si belle ardeur, dit Demérian.
— Elle durera jusqu'au bout, mes amis.
— Oh ! oh ! fit Armand Labarre.
Source : Gallica

Les cataractes de l'Obi : voyage dans les steppes sibériennes (1882)

Marie-Rose s'amusait beaucoup des impressions de voyage du pauvre Tobie, et elle le faisait monter de temps en temps dans la berline pour s'amuser de ses digressions.
On riait moins dans la kibitka, où l'oncle Jean, Pierre Kazanoff et Armand Labarre ne cessaient d'être attentifs, nonseulement à ce qui se passait dans la plaine, mais encore dans le ciel.
A la merci des éléments toujours prêts à l'anéantir, l'homme a besoin, dans ces immenses solitudes, de toutes ses forces, de toute son intelligence pour lutter contre ses ennemis.
Source : Gallica

Les cataractes de l'Obi : voyage dans les steppes sibériennes (1882)

Dans son impatience d'être compris, il s'aidait d'une mimique désordonnée, commentée par des mots tellement incompréhensibles pour les deux amis, que ceux-ci étaient bien près de le croire ivre ou fou.
— Mikhaël, lui dit Demérian, il me semble que tu es demeuré trop longtemps au soleil ou que tu as bu un fameux coup de kwass.
— Moi courir toujours; pas rester en place pour boire.
Oh ! non ! s'écria Mikhaël indigné. Si messieurs étaient venus, messieurs auraient vu comme moi.
— De quoi s'agit-il? demanda Jean Guérin qui rentrait en ce moment avec Marie-Rose.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature