Ciment romain

Définition et enjeux

Charles Delon,  Notre capitale Paris (1885)

“ Les pierres ne sont plus toutes posées d'aplomb les unes sur les autres : il en est qui surplombent, qui sont comme suspendues au-dessus du vide : celles des voûtes et des arcs. Pour que la construction tienne solide, il faut alors que toutes les parties soient comme soudées ensemble et ne fassent pour ainsi dire qu'un seul bloc : c'est pourquoi les Romains lient les pierres avec une grande quantité d'excellent mortier de chaux, — le fameux ciment romain, — un ciment qui devient plus dur que la pierre. ”
Source : Gallica

Portrait de Camille Germain de Montauzan Camille Germain de Montauzan,  Les Aqueducs antiques de Lyon (1908)

“ Nous ne savons plus faire le ciment romain, parce que nous n’avons plus besoin de savoir le faire. Ce qui ne manque que trop souvent à nos maçons, c’est de savoir bien faire le leur.
Ajoutons, comme le fait remarquer Vicat, que par l’action prolongée de l’acide carbonique, et dans beaucoup de cas, par la lente adjonction de principes pouvant à la longue attaquer le sable et rendre la silice susceptible de se combiner avec la chaux, le temps a été sans doute pour ces matériaux un agent de consolidation puissant.
”
Source : Wikisource

Léopold Bougarre,  Épître à ma voisine, la Nouvelle Académie… (1865)

“ Au vieux ciment romain, partout le plus durable, Elle apporte, à son tour,un grain, le grain de sable, C'est-à-dire un croquis du terrible examen, Dont jusqu'ici la base est dans le droit romain. Le temps sera toujours le grand auxiliaire Qui donne sa valeur au produit littéraire : Le vin de la contrée, en choisissant le crû, Acquiert avec le temps sa force et sa vertu. ”
Source : Gallica

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