Résumé

Les Topazes : légendes, contes et poésies (1868)

Entrer en lutte avec Perdita, avec cette femme qui n'aime pas, ce serait m'abaisser! Et si une âme noble, égarée par la passion, peut à la rigueur se montrer folle, elle ne doit jamais se montrer vile. J'aime d'ailleurs assez véritablement Étienne, pour préférer la joie de mériter son amour à la joie de l'obtenir. Bien faire est une force qui soutient : s'il le faut, je briserai une amitié aussi pure qu'elle est vive. Mon pauvre amour, je t'ensevelirai dans mon cœur, et je garderai ton souvenir, comme celui de mon plus beau triomphe !.
Source : Gallica

Les Topazes : légendes, contes et poésies (1868)

Je me suis habillée d'une de nos robes de l'année dernière. Que de souvenirs elle a réveillés! Pauvre petite robe lilas! Elle est devenue trop large. Et votre Marguerite d'autrefois était bien pâle et bien changée. Le miroir me semblait doué d'un pouvoir magique : je voyais trembler le reflet de l'image passée, à côté de l'image présente, et, en les comparant, je vous ai pardonné de ne plus m'aimer, Étienne. Qu'est devenue la femme brillante et adorée, couronnée d'hommages et de fleurs, à laquelle aujourd'hui vous pourriez dire à bon droit : « Est-ce bien vous que je voyais au bal?. »
Source : Gallica

Les Topazes : légendes, contes et poésies (1868)

Je voudrais que vous fussiez la Parque, Madame, pour trancher le fil d'une vie qui ne sera plus mêlée d'un seul brin d'or ou de soie, puisque je n'ai pas le pouvoir qu'il faut pour vous tirer d'angoisse !
— Couperai-je aussi la barbe, mon mignon? demanda Marguerite à Aubiac, dont elle venait d'abattre les moustaches retroussées.
- Coupez, ma très-excellente dame! repartit Aubiac, avec résignation; coupez, et encore vous dirai-je merci !
— La barbe qu'on rase repousse plus drue, fit M. de Pibrac; mais une tête qu'on tranche n'a jamais de rejeton, tant soit-elle haute et belle !
Source : Gallica

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