J-B. Penaud

Résumé

J-B. Penaud Le monstre du XIVme siècle (1878)

Le pauvre diable d'assassin passa ainsi de vie à trépas sans s'éveiller !
Marguerite de Bourgogne et Luigi sont seuls dans cette même chambre qui a vu le meurtre d'Henri d'Audigny et de tant d'autres jeunes hommes - amenés là par la lubricité et par la trahison.
La régente, comme toujours, est à peine vêtue et, la coupe à la main, elle boit à l'amour— qu'elle insulte et dégrade !.
Luigi lui fait raison juste assez pour qu'elle croie qu'il partage son impudique ivresse — tandis que son cœur se soulève
de dégoût.
Source : Gallica

J-B. Penaud Le monstre du XIVme siècle (1878)

La reine de Navarre, à qui tous les détails de la bataille avaient été racontés, avait voulu connaître les libérateurs du pouvoir absolu, et le capitaine Buridan, le seigneur Florestan et le page Luigi étaient là, choyés, adulés par les courtisans comme des astres sortant de l'ombre et dont la faveur naissante pouvait être fructueusement exploitée.
La reine et les princesses les comblaient d'attentions et chacun les enviait — tout en faisant chorus — parce qu'ils étaient évidemment les favoris du jour.
Voilà bien les hommes, avec leurs lâchetés !
Source : Gallica

J-B. Penaud Le monstre du XIVme siècle (1878)

Deux personnes seules savaient tout.
Buridan, qui, connaissant la nature passionnée et toujours inassouvie de son ancienne amante, avait deviné ce que signifiaient ces cadavres de jeunes hommes rejetés presque chaque matin par la Seine, et qui, de plus, avait vu, un soir, après le couvre-feu, les trois princesses s'embarquer devant le Louvre et traverser le fleuve dans la direction du sinistre donjon; puis le seigneur Florestan qui, nous le savons, avait reçu les confidences du capitaine et celles d'Orsini.
Source : Gallica

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