Résumé

Portrait de Louis Ulbach Louis Ulbach La confession d'un abbé

Pourquoi, au lieu de Gaston, n'avais-je pas été le camarade d'enfance, le compagnon de jeu, le petit mari prédestiné de Reine, comme je l'étais de par la nature, de par Dieu? Quelle différence alors dans nos destinées! Quel exemple de bonheur et d'amour perdu!
Ce qu'on n'avait pas fait pour Reine de Chavanges, je le ferais pour sa fille, pour la mienne. Je la conduirais doucement, mais sûrement, vers le devoir humain, vers le bonheur féminin, vers l'amour...
On n'a pas de vocation paternelle, sans avoir en même temps le génie maternel.
Source : Gutenberg

Portrait de Louis Ulbach Louis Ulbach La confession d'un abbé

M. Herment se troubla, rougit; mais sa pâleur reprit le dessus, et aussi son courage:
—Ne vous suffit-il pas de savoir que le fait est vrai? Ne vous suffit-il pas que je vous en donne la preuve? que vous puissiez l'acquérir vous-même? Qu'importe qui je suis! Un vieillard qui connaît, depuis sa naissance, cette jeune fille, cette orpheline, car sa mère est morte, et M. le duc de Thorvilliers ne compte pas pour l'amour paternel... Je suis le premier venu, mis au courant d'une atrocité... Je viens vous la dénoncer, crier au meurtre!
—Mais il n'y a pas de meurtre, répliqua M. Barbier.
Source : Gutenberg

Portrait de Louis Ulbach Louis Ulbach La confession d'un abbé

Qu'avez-vous à dire contre ma petite-fille?
—Qu'elle se moque toujours du monde.
—C'est son droit.
—Dans une vente de charité, ce n'est pas son devoir.
—Avec vous? Si, vraiment!
—Ah! marquise, elle est bien votre petite-fille! Mais nous verrons, quand elle sera ma femme!
La grand'mère et la jeune fille partirent ensemble du même éclat de rire, qui me rassura.
La note ailée, aérienne, d'une moquerie innocente, palpitait sur les lèvres roses; la note basse, chevrotante, frissonna gaiement sur les lèvres décolorées de la douairière.
—Toi, mon mari? s'écria mademoiselle Reine.
Source : Gutenberg

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