De Pékin à Paris : la Corée, l’Amour et la Sibérie, Le Tour du monde
“ C’est le pays de la désolation. Et cependant on y trouve des habitants, des Ostiaks, misérables humains à la figure hébétée, population douce et tranquille lentement refoulée vers le nord par les Russes. Ils vivent de pêche et de chasse. Nous en voyons de nombreux spécimens aux escales ; ils me rappellent les Ghiliaks, mais sont peut-être encore plus repoussants de saleté. On les dit d’une intelligence très bornée. À une escale, des passagers se précipitent à la suite de notre cuisinier pour acheter du poisson aux pêcheurs ostiaks qui attendaient sur la berge. ”
