Hippolyte Bonnellier

Résumé

Hippolyte Bonnellier L'anneau de paille. I (1836)

Vous allez demain à Paris, ma tante ? – demanda Timoléon sur le ton d'un brusque réveil.
– Oui, mon neveu... sous la garde des saints... et un peu sous la votre.
– Sous ma garde, ma bonne tante ?. Vous voulez que je vous suive en ce voyage ?
– Vous marcherez près de moi, sur ce joli cheval noir que je vous ai acheté avec les sous d'argent de mon épargne ; et, par votre bonne mine, vous ferez porter envie à la soeur de votre père, ajouta la dame avec satisfaction.
– Mais, répliqua Timoléon en rougissant, n'est-ce pas demain que l'on célèbre les fiançailles de la reine Marie ?
Source : Gallica

Hippolyte Bonnellier L'anneau de paille. I (1836)

« Oui, pleurez, jeune fille, reprit Timoléon qui pleurait aussi ; on dit que les larmes sont salutaires ; pleurez ! mais, qui que vous soyez, ne mourez pas, ou je tombe mort à vos pieds ! »
Marie se réveilla tout-à-fait ; elle sentit que sa tête était soutenue par le bras du page de Guise ; elle vit son effroi, sa douleur, et à la pâleur d'albâtre qui avait mortalisé son visage, succéda l'incarnat le plus vif.
La dame Raimbault, jugeant que le danger était passé, voulut faire respecter la majesté de la reine, en dépit de sa gratitude et des apparences.
Source : Gallica

Hippolyte Bonnellier L'anneau de paille. I (1836)

« D'ailleurs, reprenait la dame Marguerite, à soldat noble, écolier de noble sang ! Le gentil visage, les gracieuses manières et l'ardent courage de celui qui fit cheoir le soldat, justifient entièrement ma favorable prévention. Le vites-vous, petite Maguelone ?
– Je le vis près de la châsse de la sainte.
– Que vous en semble, petite fille, qui, dans cette aventure, m'avez causé tant d'émoi ?
– J'étais endolorie par la chute, effrayée, saisie de respect pour la sainte. Je ne vis qu'un jeune homme, et n'ai rien retenu de son visage, » disait, les yeux baissés, la chaste Maguelone.
Source : Gallica

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