Résumé

Ponson du Terrail Les cavaliers de la nuit, 1er partie…

Le lord baissa la tête avec désespoir.
—Pauvre insensé! murmura-t-il.
—N’avez-vous jamais aimé, milord? demanda Hector en baissant les yeux.
—Qui n’a aimé? répondit Douglas avec mélancolie.
—Eh bien! alors, vous devez me comprendre... vous devez sentir que je suis placé trop bas et que mon amour monte trop haut pour qu’il me soit permis d’espérer autre chose que la joie immense de dévoûment.
—Quel homme! murmura Douglas.
—Mourir pour sa reine, reprit Hector avec enthousiasme, ce n’est pas un supplice c’est un triomphe! Que me fait le bourreau, la torture et le bûcher, si elle est innocente!
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Ponson du Terrail Les cavaliers de la nuit, 1er partie…

Et il s’effaça devant le prêtre qui s’avança un crucifix à la main.
Hector ne craignait pas la mort, mais il voulait le salut de la reine. Il avait donné sa tête pour elle, et cette tête ne pouvait tomber inutilement.
Un accès de fureur le prit et il s’écria:
—Je ne veux pas mourir!
Le greffier haussa les épaules et ne répondit pas. Mais un des gardes, demeuré jusque-là dans l’ombre, dit d’une voix dure:
—Il n’y a pas de grâce pour les régicides!
Hector recula stupéfait, don Paëz tressaillit sous son manteau... Cette voix qui parlait de sentence inexorable, c’était celle d’Henry.
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Ponson du Terrail Les cavaliers de la nuit, 1er partie…

Dans quinze ans, tu pleureras sur ton amour tout comme aujourd’hui.
—C’est vrai, interrompit Hector.
—Seulement, ce ne sera point la femme que tu regretteras...
—Et que sera-ce donc?...
—Le trône d’Écosse! dit froidement don Paëz.
Hector, étonné, ne parut point comprendre.
—Écoute, continua don Paëz; qu’était-ce que lord Bothwell?—un grand seigneur d’Écosse, rien de plus! Il n’aimait pas la reine, mais il l’a poursuivie, menacée, et il l’a épousée... il est devenu roi!—Qu’étais-tu, toi?—un gentilhomme n’ayant que la cape et l’épée
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