Résumé

Ponson du Terrail Les cavaliers de la nuit, deuxième partie…

Don Paëz tressaillit et hésita.
—Non, dit-il enfin, même pour un trône.
—Et pourquoi cela, don Paëz?
—Pourquoi? parce que l’ambition et l’amour ne cheminent point côte à côte dans l’âpre route de la vie; parce que l’amour étouffe l’ambition... et j’ai peur d’aimer la gitana.
Aben-Farax poussa un cri:
—Tu l’aimes! don Paëz, fit-il avec joie; don Paëz, une heure viendra où tu seras las de ton maître comme nous l’avons été de notre joug, et, à cette heure-là, don Paëz, nous t’attendrons! Adieu!...
Source : Gutenberg

Ponson du Terrail Les cavaliers de la nuit, deuxième partie…

Frère, acheva Hector qui tremblait, les instants qui s’écoulent en paroles inutiles valent des monceaux d’or et des royaumes; tu es encore gouverneur, on t’ouvrira les portes... Fuyons!
Don Paëz porta la main à son front:
—Fuir! murmura-t-il avec rage... O projets d’ambition! rêves de grandeur, vous n’étiez donc que des rêves?
Et comme Hector se taisait don Paëz continua avec amertume:
—C’est donc une fatalité que ceux qui sont coulés dans le moule du génie, ceux qui semblent destinés à enfermer le monde dans leur main, soient brisés sous le pied du destin avant d’arriver à leur but?
Source : Gutenberg

Ponson du Terrail Les cavaliers de la nuit, deuxième partie…

Messire Aben-Farax, dit-il en les mesurant d’un tranquille regard, j’ai nom don Paëz, j’étais le favori du roi d’Espagne; mais on a miné ma faveur, et mes rêves d’ambition sont près d’avorter. Un coup d’éclat seul peut raffermir ma fortune ébranlée; si l’occasion me manque, j’appellerai la mort à mon aide. Les regrets de l’ambition déçue sont le plus atroce des supplices. Or, vous empêcher de prendre Grenade, vous faire prisonniers, vous et ceux qui viennent derrière vous, serait certes un assez beau coup et je vais le tenter.
Source : Gutenberg

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