Washington Irving,
Conquête de Grenade
(1840)
“ Les guerriers maures se sentaient animés d'un courage plus qu'ordinaire. Ils voyaient la guerre portée jusqu'au pied de leurs murs, et c'était en présence de leurs femmes, de leurs enfants , de tout ce qu'ils avaient de plus cher , qu'ils allaient combattre dans les lieux témoins des jeux de leur enfance et de leurs plaisirs domestiques. Le combat s'engagea ; chaque verger , chaque jardin devint le théâtre d'une lutte sanglante. Chaque pouce de terrain était défendu d'un côté avec le courage du désespoir, et n'était conservé de l'autre par les chrétiens qu'au prix du sang. ”
