Boabdil II

Définition et enjeux

Portrait de Washington Irving Washington Irving,  Conquête de Grenade (1840)

“ Boabdil, son fils, est un apostat et un traître qui a déserté son trône et s'est mis sous la protection des mécréants, un homme condamné au malheur par le destin, et surnommé pour cette raison l'infortuné.
Dans les conjonctures présentes, celui-là seul est digne de porter le sceptre qui sait manier l'épée.
Cet homme dont je vous parle et que vous devinez est Abdallah ; son noble surnom El Zagal est déjà votre cri de guerre.
”
Source : Gallica

Portrait de Élisa Mercœur Élisa Mercœur,  Œuvres complètes d’Élisa Mercœur

“ INÈS.
Pauvre maîtresse !
ZORAÏDE.
Inès, tes soins sont superflus
Asseyez-moi... déjà, je ne me soutiens plus.
(On l’assied sur l’échafaud, Boabdil est jeté sur les marches et lui tient les mains.)
IBRAHIM.
On outrage le ciel, quand on en désespère ;
Reine, qu’avez-vous fait ?
ZORAÏDE.
Moi, je n’ai point, mon père,
Douté du saint arrêt rendu par l’Éternel.
Quand je m’empoisonnais, je savais que le ciel
Devait au défenseur accorder la victoire ;
Mais je voulais mourir, en recouvrant ma gloire.
Hé bien ! pourquoi pleurer ? je ne vais plus souffrir
BOABDIL, avec délire.
”
Source : Wikisource

Ch. Davilliers,  L'Espagne par le baron Ch. Davilliers… (1874)

“ Lorsque le malheureux Boabdil, après avoir rendu aux rois catholiques la capitale de son royaume, prit le chemin de l'âpre contrée qui lui avait été abandonnée comme fief par les vainqueurs, il s'arrêta quelques instants à Aldenhin, le dernier point d'où il pût apercevoir Grenade ; on nous conduisit à l'endroit où la tradition prétend qu'il fit arrêter son cheval pour jeter un regard d'adieu sur sa chère capitale. On assure qu'en regardant pour la dernière fois le paradis terrestre qu'il allait quitter pour une terre ingrate et sauvage, il s'écria : – Allah akhbar ! ”
Source : Gallica

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