Washington Irving,
L'Alhambra : chroniques du pays de Grenade
(1843)
“ Il y avait jadis, dans un coin des vastes dépendances de l'Alhambra, un petit homme tout rond et tout jovial. Il se nommait Lope Sanchez, et vivait tranquillement du modique fruit de son labeur de jardinier. Chaque soir, quand sa besogne était achevée, il allait s'asseoir sur un banc de pierre de la place des Citernes, et jouait de la guitare, en chantant des ballades populaires; ou bien il faisait danser les jeunes filles au son du boléro et du fandango national. Lope Sanchez, tout petit qu'il se savait, avait épousé une grande et forte femme qui le menait parfois un peu durement. ”
