Résumé

Charles BONNET-La Palingénésie philosophique ou Idées sur l'état passé et l'état futur des êtres…

Je doute qu’un philosophe, qui aura un peu approfondi la nature de l’animal, applaudisse à la découverte de cet auteur ingénieux, dont le mérite personnel ne doit point être confondu avec les opinions. Il n’avoit pas considéré, qu’un animal quelconque est un systême particulier, dont toutes les parties sont en rapport ou harmoniques entr’elles. Le cerveau du cheval répond à sa botte, comme le cheval lui-même répond à la place qu’il tient dans le systême organique.
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Charles BONNET-La Palingénésie philosophique ou Idées sur l'état passé et l'état futur des êtres…

Quand Leibnitz compare ici la conservation ou la durée des ames à celle des atomes, il me semble qu’il reste trop au dessous du point où ses principes devoient naturellement le conduire. Il est bien clair qu’un atome, non plus qu’une ame, ne sçauroient être anéantis que par la même puissance qui les a créés. Ceci devient plus évident encore, quand on n’admet dans la nature, avec notre philosophe, que des substances absolument simples ; car des substances éxemptes de toute composition, ne peuvent être décomposées ou détruites par aucune cause seconde.
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Charles BONNET-La Palingénésie philosophique ou Idées sur l'état passé et l'état futur des êtres…

Quelles raisons philosophiques nous imposeroient l’obligation de croire que la mort est le terme de la durée de l’animal ? Pourquoi un être si perfectible seroit-il anéanti pour toujours, tandis qu’il possède un principe de perfectibilité dont nous ne sçaurions assigner les bornes ? Indépendamment de ce petit corps indestructible que je suppose, l’ame, que nous ne pouvons nous empêcher d’accorder aux bêtes, n’est-elle pas par son immatérialité hors de l’atteinte des causes qui opèrent la destruction du corps grossier ?
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