La Salamandre

Définition et enjeux

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue,  La Salamandre

“ Et sans ce bruit la Salamandre n’existerait pas.
Voyez-la plutôt là, toute seule, toute triste, privée de son équipage depuis hier... C’est le silence, c’est le sommeil de la mort. Comme elle est froide et incolore ! comme elle est lugubre ! on dirait d’un de ces corps pétrifiés que les magiciens des ballades frappaient d’un trépas passager.
”
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Portrait de Eugène Sue Eugène Sue,  La Salamandre

“ Étranger, la nuit est si belle, si douce, si transparente, les aloès et les orangers y répandent des parfums si suaves, si pénétrants ; le ciel est si bleu ; les étoiles si étincelantes ! Assieds-toi, assieds-toi au pied de ce mûrier sauvage, aux feuilles veloutées ; assieds-toi, reste au sommet de la montagne : et peut-être avant l’aurore verras-tu quelque spectacle inconnu et bizarre ; car la Salamandre a reçu sa paye hier. Peut-être le doux repos que tu vas prendre sur ce gazon tout embaumé de thym et de serpolet, ton doux repos sera-t-il un peu interrompu. ”
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Portrait de Eugène Sue Eugène Sue,  La Salamandre

“ C’est quelque chose de fin, de souple, d’élégant, de voluptueux. Car elle se met si bien, la Salamandre ! Elle a tant et tant de goût !
Et puis, voyez-vous, une corvette comme elle ne suit pas les modes, elle les invente. Aussi la première elle porta des voiles de perroquet démesurément échancrées. La première, elle peignit en rouge l’intérieur des volets des sabords, qui, relevés sur sa lisse blanche comme la neige, s’y découpaient en losanges de pourpre. Mais il fallait avoir sa tournure, sa figure, sa beauté, pour porter de telles choses : il fallait enfin être la Salamandre.
”
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