Victor de Féreal

Élements biographiques

Victor de Féreal,  Mystères de l'Inquisition et autres sociétés secrètes d'Espagne (1863)

“ Adieu, mon père, dit à son tour Estevan ; si jamais l'Espagne se réveille, souvenez-vous d'un de ses enfants qui languira loin d'elle inactif et exilé.
- Estevan, répondit Jean d'Avila, les vrais enfants de Dieu n'ont qu'une patrie, la terre; et de quelque point du globe qu'une voix chaleureuse et forte fasse entendre l'hymne éternel de la vérité, elle ajoute à l'édifice du bonheur social. Je vous l'ai dit, on ne régénère point un peuple par le glaive, mais par la parole, et la parole, fille de l'Esprit-Saint, va retentir invisible, mais frémissante, aux extrémités du monde.
”
Source : Gallica

Victor de Féreal,  Mystères de l'Inquisition et autres sociétés secrètes d'Espagne (1863)

“ « Enriquez ne vient pas, dit l'inquisiteur avec inquiétude ; tu ne l'as donc pas rencontré au pont de Triana, José?
— Non, répondit le jeune moine, j'ai jugé plus prudent de le laisser agir seul ; mais soyez tranquille, monseigneur : Enriquez est fidèle.
- De quoi parlez-vous donc, messeigneurs? demanda Pierre Arbues, en s'adressant aux évêques de Malaga et de Tolède.
— Monseigneur, dit l'archevêque, nous parlions des jolies femmes que possède votre cité de Séville, et je soutenais à l'évêque de Malaga que la plus belle de toutes est Dolores Argoso, la
fille du gouverneur. »
”
Source : Gallica

Victor de Féreal,  Mystères de l'Inquisition et autres sociétés secrètes d'Espagne (1863)

“ Vous êtes pour eux le représentant de Dieu, qui sait changer le mal en bien, tandis que l'inquisition change en mal le bien le plus parfait.
— Voilà pourquoi je ne peux vous suivre, répondit Jean d'Avila.
— Mon père, dit-elle, je n'ai garde de vous détourner de ce sublime dévouement. Obéissez à la voix d'en haut, mais que de loin votre esprit plane sur nous; restons unis dans une éternelle et sainte amitié.
— N'est-ce pas là la véritable communion de l'esprit annoncée par l'Homme-Dieu? répondit l'apôtre; oui, ma fille, je vous serai toujours uni par la pensée. — Oh !
”
Source : Gallica

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